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Baisse du reste à charge en établissement pour les revenus modestes..Quel impact?

Publié le 1 avril 2019 à 10:45 Comments commentaires (2)

L'étude de la DREES « Dépendance des personnes âgées : qui paie quoi ? L’apport du modèle Autonomix », Mars 2016, nous éclaire sur l'impact de la mesure prévue dans le rapport Libault d'une baisse du reste à charge mensuel de 300€ pour les personnes en établissement. Les tableaux Excel produits par la DREES (Champ : France métropolitaine – Résidents des établissements relevant de l’APA en établissement au 31 décembre 2011), indiquant le reste à charge en fonction des ressources, sont ici modifiés pour faire apparaître le reste à charge réduit de 300€ (y compris pour les ressources inférieures à 1000€). Le nouveau graphique met en lumière que la mesure, pour louable qu'elle soit, ne répond que faiblement au problème du reste à charge en hébergement. Il y a de plus un effet couperet à partir de 1600€, où le reste à charge passe brutalement de 1474€ à 1800€. D'après la même étude, montrant la distribution des ressources mensuelles des résidents relevant de l'APA par catégorie d'établissements, EHPAD privés et publics, la médiane est dans tous les cas inférieure à 1600€, ce qui signifie que la moitié des résidents au moins serait concernée par la mesure..... d'où peut être la faiblesse du montant de la réduction.

L'esperance de vie en France marque le pas..

Publié le 22 mars 2019 à 17:20 Comments commentaires (0)

Selon l'etude de l'INED de mars 2019   http://www.ined.fr/fr/publications/editions/population-et-societes/pourquoi-esperance-vie-augmente-moins-vite-france/ l'esperance de vie en France ne progresse plus  que faiblement depuis quelques années. Pour la première fois en 2018 le nombre de décès dépasse 600 000

"Les épidémies de grippe saisonnière ont été particulièrement meurtrières ces dernières années, mais le ralentissement des progrès de l’espérance de vie tient aussi peut-être à une tendance de fond. Les cancers sont devenus la première cause de décès ; la mortalité qui leur est due diminue plus lentement que celle liée aux maladies cardiovasculaires, très rapide ces dernières décennies, etqui a beaucoup fait progresser l’espérance de vie".


Dépendance : quel financement pour les ainés?

Publié le 11 mars 2019 à 15:55 Comments commentaires (0)

De nouveau avec la mission Libault ressurgit le sujet du financement de la dépendance au grand âge. Rappelons les chiffres clés:

1) Les dépenses totales, publiques et privées, atteignent 30Md€ en 2014, en croissance de 6% sur les trois dernières années, sauf sur le poste Hébergement.


2) La contribution des ménages est de 25% si l'on inclut la santé, mais de 72% sur le seul poste hébergement (foyers, EHPAD..)

La fusion des enveloppes santé et dépendance (deux premières colonnes) proposée par les pré rapports ne résoudra pas le problème de fonds d'une insufisance de ressources principalement sur le poste hébergement. La simplification administrative qui pourra en résulter, pour bénéficiaire qu'elle soit, n'est pas la priorité qui reste bien de diminuer le reste à charge des famille  pour une personne âgée en établissement.

Esperance de vie France et UE- quels enseignements?

Publié le 3 mars 2019 à 11:25 Comments commentaires (0)

Eurostat vient de mettre à jour ses statistiques d'esperance de vie et d'esperance de vie en bonne santé(AVBS) des pays de l'Union Européenne.

Tableau Source Styl ConSultantS L'indicateur Années de Vie en Bonne Santé (AVBS) à la naissance mesure le nombre d'années qu'une personne à la naissance peut s'attendre à vivre en bonne santé. L'AVBS est un indicateur d'espérance de santé qui combine des informations sur la mortalité et la morbidité. Les informations utilisées pour son calcul sont des mesures de prévalence (proportions) de la population d'un âge spécifique étant dans des conditions de bonne et de mauvaise santé et des informations de mortalité par âge. Une bonne santé est définie par l'absence de limitations d'activités / l'absence d'incapacités. L'indicateur est calculé séparément pour les hommes et les femmes. Il est aussi appelé espérance de vie sans incapacité (EVSI).
Pour les femmes, en 2016, l'espérance de vie en bonne santé est de 64,2 années (64,1 pour la France)- La Bulgarie, l'Allemagne, l'Irlande, la Norvège, l'Italie, la Suède sont en tête avec une esperanace de vie en bonne santé supérieure à 67 ans.
Pour les hommes, en 2016,l'espérance de vie en bonne santé est de 63,5 années ( 62,6 années pour la France). L'irlande, L'italie, Chypre, la Suede, la Suisse, la Norvège sont en tête avec une esperance de vie en bonne santé supérieure à 67 ans.
Au moment ou en France une nouvelle Loi sur le grand age et l'autonomie est en préparation pour etre votée avant la fin de l'année 2019, il y a lieu de s'inspirer de l'exemple Européen et des pays qui maintiennent le plus longtemps leurs ainés en autonomie.

LES GRANDS PRINCIPES DE L'ACTUARIAT deuxième édition

Publié le 28 janvier 2019 à 13:15 Comments commentaires (0)

L’actuariat s’est profondément transformé ces dernières années pour devenir une fonction centrale de l’entreprise d’assurance. Depuis l’entrée en vigueur de la directive Solvabilité 2 au 1er janvier 2016, les exigences prudentielles sont devenues la norme, bouleversant les repères construits au fil des ans au profit d’une approche économique de la mesure des risques s’appuyant sur une réglementation entièrement rénovée.Quels sont les principes de l’actuariat ? Quels domaines couvre-t-il ? Comment ceux qui n’en sont pas experts peuvent-ils comprendre ses rouages pour assurer une meilleure complémentarité des savoirs ?

L’objectif de cette deuxième édition est toujours d’établir une passerelle entre les métiers, en rendant la matière actuarielle accessible aux professionnels non spécialistes ainsi qu’aux étudiants en assurance. La recette est la même : pour l’assurance vie, l’assurance non-vie, la gestion actif passif et la maîtrise des risques, un langage simple, des références juridiques incorporées, des illustrations chiffrées à plusieurs niveaux de lecture. Mais elle dispose désormais d’un recul concret de 3 ans sur l’application de la directive Solvabilité 2, avec une mise à jour des articles des différents codes et des exigences de reporting, au 1er janvier 2019.

Avec la révolution du Big data, le métier de l’actuaire évolue. Ce nouvel ouvrage ouvre donc une porte à la data science, à ses principes et son langage, pour qu'elle puisse être abordée par le public.



Budget 2019 : des pauvres encore plus pauvres?

Publié le 12 octobre 2018 à 11:05 Comments commentaires (0)


A l'occasion de l'analyse du budget 2018 2019, les chercheurs de l'Institut des Politiques Publiques ont mesuré l'impact des mesures gouvernementales sur le pouvoir d'achat des personnes et les éventuels effets redistributifs. Il en ressort des gains nets pour une large classe moyenne mais des pertes pour les bas revenus et les 20% des plus hauts revenus; Les actifs seraient plutôt favorisés au détriment notoire des retraités. Les 25% de Français qui gagnent le moins, c’est-à-dire au bas de l’échelle sociale, perdraient du jusqu’à 1% de pouvoir d'achat alors que les 1% de ménages plus riches le verraient augmenter de 6% (de 17% pour les 1 pour mille les plus riches)

Combien d'années vivre en bonne santé en 2017 ?

Publié le 2 octobre 2018 à 9:45 Comments commentaires (0)

D'après l'étude de la DREES , en 2017, l’espérance de vie en bonne santé s’élève à 64,9 ans pour les femmes et 62,6 ans pour les hommes. L'écart est modeste (2,3 ans) alors que l'écart d'espérance de vie à la naissance entre les femmes et les hommes est de près de 6 ans. Les femmes vivent donc plus longtemps mais avec des incapacités. C'est un phénomène à prendre en compte dans le futur plan sur la dépendance, d'autant que les revenus des femmes (les retraites ) sont globalement inférieures à celles des hommes.



Dépendance : quel financement pour les ainés?

Publié le 1 octobre 2018 à 23:40 Comments commentaires (0)

En préparation du plan autonomie du gouvernement, la DREES dresse un état des lieux de l'allocation personnalisée d'autonomie : elle est servie à 1,3 millions de personnes pendant 3,5 ans en moyenne. Elle a coûté 5,8 milliards d'euros en 2016 dont 42% pour les établissements . Malgré cela, le reste à charge moyen en établissement (EHPAD) reste élevé : Par exemple il est de 1 720 € pour des résidents dont les ressources sont comprises entre 1 200 € et 1 400 € par mois , soit plus du double des revenus. Paradoxalement, il croit légèrement avec les ressources mensuelles (infographie), ce qui interpelle sur la qualité des soins apportés aux plus dépendants et aux plus fragiles financièrement.










PLFSS 2019 : vers une fusion CMUc ACS ?

Publié le 9 septembre 2018 à 16:40 Comments commentaires (0)

En 2017, 5,5 millions de personnes bénéficient de la CMUc et 1,4 milions de l'ACS selon les statistiques du Fonds CMU. Ces deux dispositifs destinés à offrir une protection santé aux personnes à faibles ressources sont complémentaires : L' ACS intervient en effet pour les personnes dont les revenus sont compris entre le plafond retenu pour la CMUc (article D. 861-1 du Code de la sécurité sociale) et ce même plafond majoré de 35%.

Mais les garanties sont différentes (1 couverture unique pour la CMUc ou 3 types de contrats, de la base au confort, pour l'ACS). La CMUc est gérée essentiellement par les régimes obligatoires, alors que l' ACS est assurée par les complémentaires sélectionnées à l'issue d'un appel d'offres (décret du 8 octobre 2014)

Le projet de fusion dans le cadre du PLFSS 2019 se heurte de fait à une complexité technique, administrative mais aussi juridique : la CMUc est régie par les articles L.861-1 à L 861-10 de la sécurité sociale (et décrets associés) alors que l'ACS relève des articles L.863-1 à L.863-7 (et décrets associés)...


Pour en savoir plus, consulter "pratique de l'assurance santé "au chapitre "la protection des personnes à faibles ressources" octobre 2017.

Vers la fin des "sans dents" ?

Publié le 24 mai 2018 à 14:35 Comments commentaires (0)

La récente étude de la DREES faisant le point sur les conséquences de l'ANI en terme de structure du marché de la complémentaire tente, avec force précaution, de simuler le nombre de nouveaux assurés liés à l'augmentation du chiffre d'affaires de 638 millions d'euros (dont 912 en collective et -274 en individuelle) observé entre 2015 et 2016. Ainsi , en supposant une indexation des tarifs de 2% en collective, c'est 1 million de nouveaux assurés qui seraient comptabilisés. Le même calcul, incluant la perte de contrats individuels (sans indexation) réduirait selon nos estimations le nombre total à un demi-million, ce qui ferait progresser l'assurabilité : Environ 60 millions de personnes (sans dédoublonnage) seraient ainsi assurées en complémentaire santé, individuelle ou collective auxquelles il faudrait rajouter en tout ou partie (parce que gérées par certains assureurs et en cumul probable avec d'autres couvertures...) les 5,4 millions de personnes bénéficiaires de la CMUc fin 2016, chiffre qui a peu évolué depuis 2015.



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